C Assurance Loyer Impayé Guide
Sommaire (7)
  1. 01TL;DR
  2. 02Loyer et charges : la base de calcul de votre indemnisation
  3. 03Quelles charges et taxes sont réellement couvertes par la GLI ?
  4. 04Plafonds, durée et franchise : les 3 limites à connaître absolument
  5. 05Au-delà du loyer : les garanties annexes (dégradations, frais de procédure)
  6. 06Comment l'indemnisation est-elle calculée et versée ?
  7. 07L'impact fiscal : une charge déductible de vos revenus fonciers
Garantie Loyer Impayé

GLI : loyer, charges, ce qui est réellement indemnisé et jusqu'où

En 2026, que couvre réellement la Garantie Loyers Impayés (GLI) ? Découvrez ce qui est indemnisé (loyers, charges, TEOM) et les limites à connaître (plafonds, franchise, durée).

Vincent Marchand
Vincent Marchand Gestion locative
Publié le 4 mai 2026 · mis a jour le 4 mai 2026 · 8 min de lecture
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TL;DR

La Garantie Loyers Impayés (GLI) indemnise le bailleur pour le loyer principal et les provisions sur charges récupérables, tels qu’ils sont inscrits dans le contrat de location. Elle couvre également la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) si elle est refacturée au locataire. En revanche, elle ne couvre ni les charges non récupérables (frais de syndic, grosses réparations), ni la taxe foncière, ni le dépôt de garantie. L’indemnisation est toujours limitée par un plafond mensuel (ex: 2 500 €), une durée maximale (ex: 24 mois) ou un plafond global (ex: 90 000 €). La plupart des contrats prévoient une franchise (souvent 1 mois) qui reste à la charge du bailleur au début du sinistre.

Loyer et charges : la base de calcul de votre indemnisation

Le principe de la GLI est simple : l’assureur se substitue à votre locataire défaillant pour vous verser les sommes qu’il vous doit. La base de calcul pour l’indemnisation est donc toujours le montant total stipulé dans le contrat de bail, soit le loyer hors charges + la provision mensuelle pour charges récupérables.

C’est ce montant, souvent appelé “loyer charges comprises” ou “loyer CC”, qui sert également de référence pour calculer le coût de votre assurance (généralement entre 2 % et 4,5 % de ce total annuel). Un contrat de location rédigé avec une précision chirurgicale est donc votre première protection. Il doit clairement distinguer le loyer des charges et détailler la nature de ces dernières. Sans cette clarté, l’indemnisation par l’assurance pourrait être contestée ou retardée.

Quelles charges et taxes sont réellement couvertes par la GLI ?

C’est un point crucial qui prête souvent à confusion. La GLI ne couvre que les sommes qui sont légalement à la charge du locataire. On parle de “charges récupérables” ou “charges locatives”. La liste exhaustive de ces charges est fixée par le décret n°87-713 du 26 août 1987.

Voici un tableau récapitulatif pour y voir plus clair :

Type de charge/taxeCouvert par la GLI ?Exemples et explications
Loyer principal (hors charges)OuiC’est le cœur de la garantie, la base de votre revenu locatif.
Charges locatives récupérablesOuiEau froide/chaude, chauffage collectif, entretien des parties communes, ascenseur, électricité des communs…
Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM)OuiCette taxe est légalement récupérable sur le locataire. Elle est donc couverte si prévue au bail.
Charges de copropriété non récupérablesNonHonoraires du syndic, frais administratifs, grosses réparations (ravalement, toiture…).
Taxe foncièreNonCet impôt est exclusivement à la charge du propriétaire.
Assurance Propriétaire Non-Occupant (PNO)NonC’est une assurance obligatoire pour le bailleur, à sa charge exclusive.
Frais de gestion locativeNonLes honoraires de votre agence immobilière ne sont pas couverts.

En résumé, si vous ne pouvez pas légalement demander à votre locataire de payer une charge, votre GLI ne vous la remboursera pas en cas d’impayé.

Plafonds, durée et franchise : les 3 limites à connaître absolument

Une GLI n’est pas une assurance à couverture illimitée. Chaque contrat fixe ses propres règles, mais trois limites structurent systématiquement l’indemnisation. Il est impératif de les lire attentivement avant de signer.

  1. Le plafond de loyer mensuel La plupart des assureurs fixent un montant de loyer mensuel (charges comprises) au-delà duquel ils n’assurent plus le bien ou appliquent des conditions spécifiques. Ce plafond se situe souvent entre 2 000 € et 3 500 €. Si votre loyer est de 4 000 €, vous devrez trouver un contrat spécialisé, car une offre standard pourrait refuser de vous couvrir ou limiter son indemnisation au plafond, même si vous payez une prime basée sur 4 000 €. Pour plus d’informations, consultez notre guide sur le plafond de loyer maximum en GLI.

  2. Le plafond global d’indemnisation et la durée L’assurance vous couvre jusqu’à un montant total maximum par sinistre. Ce plafond global peut être exprimé en euros (par exemple, 70 000 € ou 90 000 €) ou en durée (par exemple, 24 ou 30 mois d’impayés). Une fois cette limite atteinte, l’indemnisation cesse, même si la procédure d’expulsion n’est pas terminée. La durée de couverture est un critère de comparaison essentiel entre les contrats, car les procédures en France peuvent être longues.

  3. La franchise et le délai de carence

    • La franchise est la part du sinistre qui reste à votre charge. En GLI, elle s’exprime souvent en mois de loyer. Une “franchise de 1 mois” signifie que l’assureur commencera à vous indemniser à partir du deuxième mois d’impayé déclaré. Certains contrats n’ont pas de franchise monétaire mais une franchise en temps (ex: indemnisation à partir de 90 jours après le premier impayé).
    • Le délai de carence est une période au début du contrat (souvent 3 mois) pendant laquelle la garantie ne s’applique pas si le locataire était déjà en place avant la souscription. Si un impayé survient durant cette période, il ne sera pas couvert. Ce délai est généralement supprimé si vous souscrivez la GLI dès l’entrée d’un nouveau locataire. Pour plus de détails, consultez notre guide sur la souscription d’une GLI avec un locataire déjà en place et celui sur la gestion de la franchise et du délai de carence.

Au-delà du loyer : les garanties annexes (dégradations, frais de procédure)

Si l’indemnisation des loyers est la garantie principale, de bons contrats GLI incluent des couvertures complémentaires essentielles pour protéger le bailleur.

  • La garantie des dégradations immobilières : Cette garantie, souvent incluse mais parfois optionnelle, couvre les frais de remise en état du logement suite à des dégradations commises par le locataire et constatées à sa sortie. Elle intervient en complément du dépôt de garantie. Le plafond est spécifique (souvent entre 7 000 € et 10 000 €) et une franchise peut s’appliquer. Pour en savoir plus, lisez notre article sur la garantie des dégradations locatives.

  • La protection juridique et les frais de contentieux : C’est une composante fondamentale. L’assureur prend en charge les frais de procédure engagés pour recouvrer la dette et obtenir l’expulsion du locataire. Cela inclut typiquement les frais d’huissier (commandement de payer, assignation), les frais d’avocat et les frais liés à l’expulsion elle-même (serrurier, déménageurs). Cette prise en charge est également plafonnée. Pour comprendre son fonctionnement, consultez notre guide sur la protection juridique en GLI.

  • La garantie vacance locative : Plus rare et souvent en option, elle peut vous indemniser pour une courte période (1 à 3 mois) entre le départ forcé du locataire défaillant et la relocation du bien. Elle vise à compenser la perte de revenus durant cette transition. Notre guide sur l’assurance vacance locative détaille cette option.

Comment l’indemnisation est-elle calculée et versée ?

Le versement de l’indemnité n’est pas automatique dès le premier jour de retard. Il suit une procédure stricte, que vous devez activer en déclarant le sinistre à votre assureur.

  1. Le point de départ : L’indemnisation est généralement calculée à partir du premier terme impayé, mais versée après application de la franchise. Si votre franchise est de 1 mois et que le premier impayé est en mars, l’assureur commencera à vous verser les indemnités pour le mois d’avril.
  2. Le montant versé : L’assureur vous verse le montant exact du loyer et des provisions sur charges prévus au bail, dans la limite du plafond mensuel de votre contrat.
  3. La régularisation des charges : Que se passe-t-il lors de la régularisation annuelle des charges ? Si le locataire vous doit un complément de charges, ce montant est généralement couvert par la GLI, à condition de fournir les justificatifs (décompte de charges du syndic). À l’inverse, si vous devez rembourser un trop-perçu au locataire, l’assureur pourra déduire ce montant de vos futures indemnisations.

Le délai d’indemnisation après déclaration du sinistre est un critère important : les meilleurs contrats commencent les versements sous 60 à 90 jours.

L’impact fiscal : une charge déductible de vos revenus fonciers

Un avantage non négligeable de la GLI est son traitement fiscal. Si vous avez opté pour le régime d’imposition au réel pour vos revenus fonciers, la totalité de la prime d’assurance GLI est une charge déductible.

Concrètement, le coût annuel de votre assurance vient diminuer votre base de revenus locatifs imposables. Par exemple, pour un loyer annuel de 12 000 € et une prime GLI de 400 €, votre revenu imposable sera réduit de 400 €. Pour un bailleur dans une tranche marginale d’imposition (TMI) de 30 %, cela représente une économie d’impôt de 120 € (400 € x 30 %), sans compter les prélèvements sociaux (17,2 %). Le coût réel de votre assurance est donc significativement réduit. Pensez à consulter notre guide sur la déductibilité de la GLI pour optimiser votre déclaration.

Questions fréquentes

La GLI couvre-t-elle la taxe foncière ?
Non, jamais. La taxe foncière est un impôt dû par le propriétaire du bien, elle n'est jamais récupérable sur le locataire. La GLI couvre uniquement les sommes dues par le locataire au titre du bail : le loyer et les charges locatives récupérables. Pour en savoir plus sur la fiscalité du bailleur, vous pouvez consulter la page officielle sur la déclaration des revenus fonciers.
Le dépôt de garantie est-il couvert par l'assurance loyers impayés ?
Non. Le dépôt de garantie n'est pas une charge ou un loyer, c'est une somme conservée par le bailleur pour couvrir d'éventuels manquements du locataire à la fin du bail (impayés, dégradations). La GLI, notamment sa garantie sur les dégradations locatives, intervient généralement en complément du dépôt de garantie, après que celui-ci a été utilisé pour couvrir les premiers frais de remise en état.
Que se passe-t-il si mon loyer dépasse le plafond de la GLI ?
Si votre loyer (charges comprises) est supérieur au plafond mensuel fixé par votre contrat GLI, deux cas sont possibles. Soit le logement n'est tout simplement pas éligible à l'assurance, soit l'assureur accepte de le couvrir mais n'indemnisera qu'à hauteur du plafond. Par exemple, pour un loyer de 3 000 € et un plafond de 2 500 €, vous ne recevrez que 2 500 € par mois en cas de sinistre. Il est donc crucial de choisir un contrat avec un plafond adapté à votre loyer.
Peut-on cumuler la GLI et la caution d'un garant ?
Non, le cumul est interdit par la loi ALUR pour les locations vides et meublées à titre de résidence principale. Un bailleur qui souscrit une GLI ne peut pas demander de caution à son locataire. La seule exception concerne les locataires étudiants ou apprentis, pour qui le cumul est autorisé. Pour les autres profils, il faut choisir entre la GLI, la caution ou l'alternative de la garantie Visale.
L'assurance GLI couvre-t-elle les charges non récupérables ?
Non. La GLI ne rembourse que les sommes qui sont légalement à la charge du locataire. Les charges non récupérables (parfois appelées charges propriétaires) comme les honoraires de syndic, les grosses réparations sur l'immeuble, ou l'assurance PNO du bailleur, restent intégralement à la charge de ce dernier et ne sont pas couvertes par la GLI en cas d'impayé. La liste précise des charges récupérables est fixée par le décret n°87-713 du 26 août 1987.
La GLI indemnise-t-elle la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) ?
Oui. La TEOM est considérée comme une charge locative récupérable. Si elle est bien mentionnée dans le bail (généralement incluse dans la provision sur charges ou refacturée annuellement), elle est indemnisée par la GLI au même titre que le loyer et les autres charges en cas d'impayé. L'important est que le montant soit prévu et justifiable dans le contrat de location.

Comment cet article a été vérifié

  • 5 sources officielles citées (service-public.fr, Légifrance, ANIL, Action Logement, impots.gouv.fr, UNPI, DGCCRF).
  • Rédigé par Vincent Marchand, expert en gestion locative et ancien agent immobilier, administrateur de biens indépendant depuis 2018.
  • Dernière revue éditoriale : 4 mai 2026. Mises à jour chiffrées en continu (tarifs GLI, plafonds Visale, conventions assureurs, jurisprudence locative).
  • Aucun lien d'affiliation déguisé, aucune recommandation personnalisée (ce n'est pas un conseil juridique personnalisé). Pour vos démarches, consultez un avocat en droit immobilier ou un huissier de justice. Lire notre politique éditoriale.
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