C Assurance Loyer Impayé Guide
Sommaire (10)
  1. 01L'essentiel (TL;DR) {.tldr #tldr}
  2. 02Sommaire {#sommaire}
  3. 03Qu'est-ce que la GLI ? Définition et couverture {#definition}
  4. 04Conditions d'éligibilité du locataire {#eligibilite}
  5. 05Comparatif top GLI 2026 : Smartloc, Solly Azar, Vials, Macif, Galian {#comparatif}
  6. 06GLI vs Visale vs caution simple : 3 systèmes comparés {#3-systemes}
  7. 07Activation de la GLI en cas d'impayé : démarches et délais {#activation}
  8. 08Coût de la GLI et déductibilité fiscale (CGI art 31) {#cout-fiscal}
  9. 09Cumul GLI + caution simple : interdiction Loi Boutin 2009 {#cumul}
  10. 10Approfondir {#approfondir}
Garantie Loyer Impayé

GLI 2026 : guide complet pour propriétaire bailleur

Guide GLI 2026 pour propriétaires bailleurs : Smartloc, Solly Azar, Vials, Macif et Galian comparés, conditions d'éligibilité, tarifs, déductibilité fiscale, alternative Visale.

Vincent Marchand
Vincent Marchand Gestion locative
Publié le 18 mai 2026 · mis a jour le 18 mai 2026 · 14 min de lecture
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L’essentiel (TL;DR) {.tldr #tldr}

La Garantie Loyers Impayés (GLI) en 2026 est l’assurance privée du propriétaire bailleur : elle couvre les loyers impayés, les charges, les frais de procédure et, en option, les dégradations locatives. Son tarif tourne autour de 2 % à 4 % du loyer annuel CC, elle est déductible à 100 % des revenus fonciers en régime réel, et son cumul avec une caution simple d’un proche est interdit hors cas étudiant.

Sommaire {#sommaire}

En 2026, la Garantie Loyers Impayés (GLI) est devenue le filet de sécurité de référence du propriétaire bailleur français. Avec une hausse notable des impayés de loyer enregistrée par les acteurs du secteur depuis 2024[8] et l’application progressive de la loi Kasbarian-Bergé du 27 juillet 2023[5] qui durcit la lutte contre les squats et raccourcit certains délais d’expulsion, souscrire une GLI sérieuse n’est plus une coquetterie : c’est la condition pour louer sereinement, surtout en investissement locatif financé à crédit. Ce guide compare cinq acteurs majeurs du marché (Smartloc, Solly Azar, Vials Courtage, Macif, Galian) et clarifie les règles juridiques applicables : éligibilité du locataire, interdiction de cumul avec la caution simple, déductibilité fiscale, articulation avec le dispositif Visale d’Action Logement[6]. Toutes les données réglementaires citées renvoient aux textes consolidés sur Légifrance et aux fiches officielles de l’ANIL[4] et de service-public.fr[5]. Assurance Loyer Impayé Guide perçoit ou pourra percevoir une commission via certains liens partenaires assureurs (Smartloc, Solly Azar, Vials, Macif). Cela n’influence pas le classement éditorial, fondé sur des critères publics (couverture loyers, plafonds, dégradations, frais de procédure, prix, ancienneté de l’opérateur, qualité du service sinistre). Notre site édite un contenu informationnel à destination des bailleurs et n’est pas immatriculé ORIAS : pour vos démarches concrètes (rédaction de bail, contentieux, expulsion, contestation), consultez un avocat en droit immobilier, un huissier de justice ou un notaire.

Qu’est-ce que la GLI ? Définition et couverture {#definition}

La Garantie Loyers Impayés (GLI) est une assurance privée souscrite par le propriétaire bailleur pour se prémunir contre la défaillance financière du locataire. Concrètement, l’assureur indemnise le bailleur en cas d’impayé, prend en charge les frais de procédure (mise en demeure, huissier, avocat, expulsion) et, en option, couvre les dégradations locatives au-delà du dépôt de garantie défini par l’article 22 de la Loi 89-462[1] modifiée par la loi ALUR de 2014[2].

Trois éléments à comprendre sur ce que la GLI couvre : (1) les loyers et charges impayés dans la limite d’un plafond mensuel (entre 2 000 € et 3 500 € selon les contrats) et d’un plafond annuel total (de 70 000 € à 90 000 € en moyenne)[10], (2) les frais de procédure (honoraires d’huissier de justice, frais d’avocat, frais de constat, frais d’expulsion), généralement plafonnés entre 4 500 € et 7 500 € par sinistre, (3) les dégradations locatives en option, plafonnées à 7 700 € ou 10 000 € selon les assureurs[4].

Ce que la GLI ne couvre pas, en revanche : la vacance locative entre deux locataires (qui relève d’une garantie distincte, parfois proposée en option à part), les loyers impayés sur un locataire non éligible au contrat (par exemple, sous-locataire non déclaré, ou locataire qui ne remplissait pas les conditions d’éligibilité de l’assureur au moment de la souscription), et les dégradations résultant d’un cas de force majeure (catastrophe naturelle, incendie d’origine externe) qui relèvent de la PNO (Propriétaire Non Occupant) ou de l’assurance multirisque habitation du locataire.

Distinction clé avec la PNO (Propriétaire Non Occupant) : la PNO est obligatoire pour le bailleur en copropriété (loi ALUR[2]), elle couvre les dommages au bâti (incendie, dégât des eaux, catastrophe naturelle) y compris pendant les périodes de vacance. La GLI est facultative et couvre l’exécution financière du bail (loyers + charges + procédures). Les deux sont complémentaires : ne pas confondre. Voir notre fiche dédiée qu’est-ce que la GLI ? Fonctionnement complet.

Conditions d’éligibilité du locataire {#eligibilite}

La GLI repose sur un scoring du locataire par l’assureur au moment de la souscription. Si le profil ne passe pas, le bailleur ne peut pas activer la garantie. Quatre critères structurent l’évaluation :

1. La règle des 33 % de taux d’effort. Le loyer charges comprises ne doit pas dépasser un tiers des revenus nets mensuels du locataire (ou du foyer s’il y a co-locataires solidaires). Pour un loyer de 800 € CC, il faut donc des revenus nets d’au moins 2 400 € par mois. Certains assureurs (Smartloc, Solly Azar) acceptent ponctuellement 35 %, d’autres (Macif, Galian) restent stricts à 33 %.

2. La nature et la stabilité du contrat de travail. Sont généralement acceptés en standard : CDI hors période d’essai, fonctionnaires titulaires, retraités, professions libérales avec deux bilans positifs. Les CDD, intérimaires et indépendants en début d’activité sont admis sous conditions plus strictes (souvent un garant supplémentaire, ou un bilan de plus de 12 mois). Les étudiants et alternants relèvent généralement d’un produit GLI dédié ou de Visale (voir section dédiée).

3. L’ancienneté du contrat de travail. La plupart des assureurs exigent 6 mois d’ancienneté dans l’emploi actuel, certains se contentent de 3 mois pour un CDI confirmé. Une période d’essai en cours est presque toujours rédhibitoire.

4. L’absence d’incidents bancaires ou de fichage. Le locataire ne doit pas être fiché Banque de France (FICP ou FCC), sauf à apporter une situation parfaitement régularisée.

Sur les garants : depuis la loi Boutin de 2009[13], le bailleur qui souscrit une GLI ne peut pas en plus exiger une caution simple par personne physique (article 22-1 de la Loi 89-462[1]), sauf locataire étudiant ou apprenti. Les co-locataires solidaires entre eux restent autorisés. Voir notre fiche dédiée conditions d’éligibilité locataire pour la GLI 2026.

Avant de souscrire un crédit immobilier locatif, vérifiez l’équilibre revenus-loyer attendu : vous pouvez calculer la rentabilité de votre investissement locatif pour confirmer que le loyer cible reste compatible avec un locataire au profil acceptable par la GLI.

Comparatif top GLI 2026 : Smartloc, Solly Azar, Vials, Macif, Galian {#comparatif}

Cinq acteurs structurent le marché 2026 de la GLI en France. Pour le détail tarifaire pondéré et les tableaux complets de garanties, voir notre comparatif détaillé Smartloc, Solly Azar, Vials, Macif. Vue d’ensemble synthétique :

Smartloc[11], plateforme 100 % en ligne née en 2015 et spécialisée dans la gestion locative digitale. Tarif typique : 2,5 % à 3 % du loyer CC. Atouts : souscription rapide (moins de 15 minutes), gestion de bout en bout (édition de bail, état des lieux, quittances, GLI intégrée), critères locataire raisonnables. Positionnement : bailleurs particuliers et petits portefeuilles (1 à 5 lots).

Solly Azar[12], courtier grossiste historique distribué via réseau d’agences immobilières et de courtiers. Tarif typique : 2,8 % à 3,5 % du loyer CC. Atouts : grille de souscription plus large (acceptation de profils CDD ou indépendants avec dossier solide), plafonds élevés, option dégradations renforcée. Positionnement : agences immobilières, gestionnaires, multi-bailleurs.

Vials Courtage[13], courtier en assurance spécialisé bailleurs avec produit GLI dédié. Tarif typique : 3 % à 3,8 % du loyer CC. Atouts : produit assemblé pour bailleur professionnel, plafonds très élevés sur les loyers haut de gamme (jusqu’à 4 000 € CC mensuels), accompagnement humain. Positionnement : bailleurs haut de gamme, locations meublées qualitatives, SCI patrimoniales.

Macif[14], mutuelle d’assurance historique avec offre GLI intégrée à son écosystème bailleur (PNO, multirisque). Tarif typique : 3,2 % à 4 % du loyer CC. Atouts : marque rassurante pour le bailleur particulier, sociétariat mutualiste, articulation native avec la PNO et l’assurance multirisque habitation. Positionnement : adhérents Macif, bailleurs occasionnels, propriétaires multi-produits.

Galian (groupe SMABTP), courtier généraliste référencé historiquement par la profession immobilière. Tarif typique : 2,8 % à 3,5 % du loyer CC. Atouts : ancienneté sur le marché, partenariats agences immobilières, indemnisation des dégradations en option robuste. Positionnement : gestion via mandataire professionnel.

Pour comparer les cinq sur 7 critères publics (prix, plafonds loyer, plafond annuel, frais procédure, dégradations en option, ancienneté de l’assureur, qualité du service sinistre), consultez notre tableau comparatif complet.

GLI vs Visale vs caution simple : 3 systèmes comparés {#3-systemes}

Trois dispositifs cohabitent en France pour sécuriser le paiement du loyer. Chaque bailleur doit en choisir un (sauf exception étudiant).

La GLI est l’assurance privée payante du bailleur. Elle se déclenche en cas d’impayé, indemnise le bailleur, et prend en charge les frais de procédure. Avantages : haut degré de protection, déductibilité fiscale, prise en charge des dégradations en option. Inconvénients : coût (2 % à 4 % du loyer annuel), conditions d’éligibilité strictes pour le locataire.

Le dispositif Visale, géré par Action Logement[6], est une caution publique gratuite pour le bailleur, accordée à certains profils de locataires : moins de 30 ans (tous statuts), salariés en mobilité professionnelle, alternants, intermittents du spectacle. Avantages : zéro coût pour le bailleur, démarche entièrement dématérialisée, couverture jusqu’à 36 mois de loyer impayé en location vide (9 mois en meublée) plus 2 mois de dégradations. Inconvénients : conditions d’éligibilité côté locataire, plafonds réglementés (loyer maximum 1 500 € CC en Île-de-France, 1 300 € ailleurs en 2026), durée bornée. Pour le détail du dispositif et son articulation avec la GLI, voir notre fiche GLI vs Visale.

La caution simple ou solidaire par un proche est l’engagement contractuel d’un tiers (souvent un parent) à payer les loyers en cas de défaillance du locataire. Avantages : zéro coût pour le bailleur, mécanisme historique connu. Inconvénients : recouvrement contentieux à mener par le bailleur (l’assureur GLI le fait pour vous), risque de garant insolvable, interdiction de cumul avec une GLI depuis la loi Boutin de 2009[13].

Règle clé à retenir : le bailleur ne peut pas cumuler GLI + caution simple (sauf locataire étudiant ou apprenti, où le cumul est explicitement autorisé). Il doit choisir un dispositif. Voir notre comparatif GLI vs caution simple par un proche.

Activation de la GLI en cas d’impayé : démarches et délais {#activation}

L’activation d’une GLI obéit à une procédure en 5 étapes structurées. Toute déviation expose le bailleur à un refus de prise en charge.

Étape 1, constater l’impayé. Le seuil légal de l’impayé est défini par les conditions générales de chaque contrat (généralement 1 mois de loyer non payé au-delà du 5 du mois suivant l’échéance). Conservez le relevé bancaire et l’absence de quittance comme preuve.

Étape 2, envoyer la mise en demeure au locataire. Lettre recommandée avec accusé de réception, donnant 15 jours au locataire pour régulariser et rappelant la clause résolutoire du bail prévue par la Loi 89-462[1].

Étape 3, déclarer le sinistre à l’assureur GLI. Dans le délai contractuel (30 à 60 jours selon les contrats) avec le dossier complet : bail signé, quittances impayées, mise en demeure et accusé de réception, état des lieux d’entrée, derniers relevés bancaires, justificatifs d’éligibilité initiaux du locataire.

Étape 4, suivre l’indemnisation. L’assureur instruit le dossier (4 à 8 semaines en pratique) puis verse les loyers impayés selon le plafond contractuel. L’assureur subroge le bailleur dans ses droits et engage le recouvrement contre le locataire défaillant.

Étape 5, recouvrement contentieux et expulsion. Si l’impayé persiste, l’assureur mandate un huissier pour commandement de payer puis assignation au tribunal judiciaire pour résiliation du bail. La loi Kasbarian-Bergé du 27 juillet 2023[5] a réduit certains délais procéduraux. Pour le détail pas à pas, voir notre fiche comment activer la GLI en cas d’impayé.

Disclaimer important : la procédure d’expulsion est un acte juridique strict et chaque cas est particulier. Consultez un avocat en droit immobilier, un huissier de justice ou un notaire avant tout acte engageant. Les indications ci-dessus sont informationnelles et ne constituent pas un conseil juridique personnalisé.

Coût de la GLI et déductibilité fiscale (CGI art 31) {#cout-fiscal}

Le coût d’une GLI se calcule en pourcentage du loyer annuel charges comprises. En 2026, la fourchette de marché s’établit entre 2 % et 4 % du loyer annuel CC[10], soit entre 200 € et 400 € par an pour un loyer de 800 € CC, et entre 300 € et 600 € pour un loyer de 1 250 € CC. Les écarts s’expliquent par la couverture (plafonds, options dégradations), la qualité de service sinistre et l’origine du contrat (assureur direct vs courtier grossiste).

Déductibilité en régime réel : la prime GLI est intégralement déductible des revenus fonciers au titre des charges déductibles prévues par l’article 31 du Code Général des Impôts[3]. Elle figure sur la ligne « primes d’assurance » du formulaire 2044 transmis à l’administration fiscale[9].

Exemple chiffré pour un bailleur en tranche marginale d’imposition (TMI) à 30 % : prime GLI annuelle 350 €, économie d’impôt 350 × (30 % + 17,2 % de prélèvements sociaux) = 165 €, coût net effectif 185 €. Pour une TMI à 41 %, l’économie monte à 204 € et le coût net effectif tombe à 146 €.

Régime micro-foncier : si vos revenus fonciers bruts annuels sont inférieurs à 15 000 €, l’abattement forfaitaire de 30 % s’applique automatiquement. Vous ne pouvez pas déduire la GLI en plus : elle est réputée intégrée à l’abattement. Dans ce cas, vérifiez si le passage au régime réel est plus favorable (notamment en présence d’intérêts d’emprunt et de travaux importants). Voir notre fiche GLI déductible des revenus fonciers pour les exemples détaillés par TMI.

Si vous structurez un projet d’investissement locatif financé à crédit, obtenir le crédit immobilier pour votre investissement locatif au meilleur taux maximise l’effet de levier fiscal (intérêts déductibles en régime réel), et la GLI complète ce dispositif côté charges.

Cumul GLI + caution simple : interdiction Loi Boutin 2009 {#cumul}

Règle fondamentale, source de nombreuses erreurs côté bailleur : le cumul GLI + caution simple par personne physique est interdit depuis la loi 2009-323 du 25 mars 2009[13], dite loi Boutin, qui a modifié l’article 22-1 de la Loi 89-462[1].

Concrètement : si vous avez souscrit une GLI, vous ne pouvez pas en plus demander qu’un parent du locataire se porte caution simple ou solidaire. Si vous le faites quand même, le cautionnement est nul et inopposable : en cas d’impayé, vous ne pourrez pas l’actionner devant un tribunal. Vous resterez couvert par la GLI, mais vous aurez fait peser sur le garant une obligation juridiquement inexistante.

Exception étudiant et apprenti : la loi prévoit explicitement que le cumul GLI + caution est autorisé lorsque le locataire est étudiant ou apprenti. C’est le seul cas dérogatoire. Voir notre fiche GLI étudiant, saisonnier, colocation.

Cas particulier des co-locataires solidaires : la solidarité entre co-locataires (les colocataires se garantissent mutuellement le paiement du loyer) n’est pas une « caution » au sens de la loi Boutin. Elle reste autorisée en présence d’une GLI. C’est une clause de solidarité interne au bail, pas un engagement de caution par un tiers extérieur.

Pratique recommandée pour le bailleur : choisir un dispositif et s’y tenir. Si le locataire a un profil très solide (CDI confirmé, revenus 3 fois le loyer), la GLI seule suffit. Si le profil est borderline, vérifier d’abord l’éligibilité Visale ; si éligible, basculer sur Visale (gratuit) et ne pas souscrire GLI. Si non éligible Visale et profil fragile, refuser le locataire plutôt que cumuler illégalement deux dispositifs. Voir notre fiche refus de locataire par la GLI : que faire.

Approfondir {#approfondir}

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui change pour les loyers impayés en 2026 ?
En 2026, deux évolutions structurent le marché de la GLI. D'abord, la loi Kasbarian-Bergé du 27 juillet 2023 a déjà raccourci les délais de procédure d'expulsion et durci les sanctions pour squat. Ensuite, la mise en application progressive des décrets de février 2026 précise la définition réglementaire de l'impayé de loyer, avec entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2027 selon les annonces gouvernementales. Pour le bailleur, cela renforce l'intérêt d'une GLI : déclenchement plus rapide du sinistre, prise en charge des frais de procédure et meilleure coordination avec l'huissier de justice. Voir notre fiche dédiée procédure d'activation GLI.
Quel est le prix d'une assurance loyer impayé en 2026 ?
Le prix d'une GLI se calcule en pourcentage du loyer annuel charges comprises (CC), généralement entre 2 % et 4 % selon l'assureur et les options. Pour un loyer mensuel de 800 € CC (soit 9 600 € annuel), comptez 192 € à 384 € de prime annuelle. Les offres les plus compétitives (Smartloc, Solly Azar courtiers) tournent autour de 2,5 % à 3 %, les offres avec dégradations renforcées et plafond élevé montent à 3,5 % à 4 %. Cette prime est entièrement déductible des revenus fonciers en régime réel selon l'article 31 du CGI[3].
Comment se protéger des loyers impayés en 2026 ?
Trois leviers cumulables (sous conditions) : la sélection du locataire en vérifiant la règle des 33 % de taux d'effort et la solidité des justificatifs, la GLI qui couvre loyers, charges, dégradations et frais de procédure, et le dispositif Visale d'Action Logement pour les profils éligibles (moins de 30 ans, alternants, salariés en mobilité). Attention : le cumul GLI + caution simple d'un proche est interdit depuis la loi Boutin de 2009 (modifiant l'article 22-1 de la Loi 89-462[1]), sauf cas étudiant ou apprenti. Voir notre comparatif GLI vs caution simple.
Qui est concerné par la GLI en 2026 ?
La GLI s'adresse à tout propriétaire bailleur louant un logement vide ou meublé à titre de résidence principale du locataire (Loi 89-462[1]). Elle est ouverte aux bailleurs particuliers comme aux SCI, à condition que le locataire respecte les critères d'éligibilité de l'assureur. Les locations meublées touristiques (Airbnb saisonnier) et la résidence secondaire ne sont pas concernées (régime juridique distinct). Voir notre guide GLI bailleur individuel ou SCI.
La GLI couvre-t-elle les dégradations locatives ?
Cela dépend de l'option souscrite. Dans la formule standard, la GLI couvre uniquement les loyers impayés, les charges et les frais de procédure (huissier, avocat, expulsion). Pour couvrir les dégradations locatives au-delà du dépôt de garantie (en principe 1 mois de loyer hors charges en location vide, 2 mois en meublée selon la Loi 89-462[1] modifiée par la loi ALUR[2]), il faut activer l'option dégradations, généralement plafonnée à 7 700 € ou 10 000 € selon l'assureur. Voir notre fiche sortie de bail et dégradations.
Puis-je cumuler GLI et caution solidaire d'un garant ?
Non, sauf exception étudiant / apprenti. Depuis la loi Boutin de 2009, l'article 22-1 de la Loi 89-462[1] interdit au bailleur ayant souscrit une GLI de demander en plus une caution simple par personne physique, sauf si le locataire est étudiant ou apprenti. En cas de cumul illégal, le bailleur s'expose à la nullité du cautionnement, c'est-à-dire qu'il ne pourra pas l'actionner. Détails et exceptions dans notre fiche GLI vs caution simple.
La GLI est-elle déductible des revenus fonciers ?
Oui, la prime GLI est déductible à 100 % des revenus fonciers en régime réel, au titre des charges déductibles listées par l'article 31 du CGI[3] et déclarée sur le formulaire 2044. En régime micro-foncier (revenus fonciers bruts inférieurs à 15 000 € par an), un abattement forfaitaire de 30 % s'applique : vous ne pouvez pas déduire la GLI en plus, elle est déjà intégrée à l'abattement. Voir notre fiche déductibilité GLI.
Quel est le plafond standard d'une GLI ?
Les plafonds typiques 2026 varient selon l'assureur : plafond mensuel entre 2 000 € et 3 500 € de loyer CC, plafond annuel total entre 70 000 € et 90 000 € selon les contrats, plafond honoraires juridiques entre 4 500 € et 7 500 €. Au-delà, des options à plafond augmenté existent (loyer haut de gamme). Voir notre fiche plafond GLI.
Que faire si le locataire est refusé par la GLI ?
Trois options classiques : solliciter une autre GLI plus souple (les courtiers grossistes type Solly Azar ou Vials ont parfois des grilles plus larges que les assureurs directs), basculer vers Visale si le locataire est éligible (jeune, alternant, mobilité), demander une caution solidaire à un tiers (sans GLI, pour respecter la loi Boutin). Voir notre fiche refus de locataire par la GLI.

Comment cet article a été vérifié

  • 15 sources officielles citées (service-public.fr, Légifrance, ANIL, Action Logement, impots.gouv.fr, UNPI, DGCCRF).
  • Rédigé par Vincent Marchand, expert en gestion locative et ancien agent immobilier, administrateur de biens indépendant depuis 2018.
  • Dernière revue éditoriale : 18 mai 2026. Mises à jour chiffrées en continu (tarifs GLI, plafonds Visale, conventions assureurs, jurisprudence locative).
  • Aucun lien d'affiliation déguisé, aucune recommandation personnalisée (ce n'est pas un conseil juridique personnalisé). Pour vos démarches, consultez un avocat en droit immobilier ou un huissier de justice. Lire notre politique éditoriale.
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