C Assurance Loyer Impayé Guide
Sommaire (10)
  1. 01TL;DR
  2. 02Règle des 33%, le pilier de l'éligibilité GLI
  3. 03Statut professionnel : CDI, CDD, intérim, retraité, étudiant
  4. 04Ancienneté du contrat de travail : 3 à 6 mois, parfois plus
  5. 05Garants et co-locataires : règles 2026
  6. 06Pièces justificatives à fournir : liste 2026
  7. 07Refus du locataire par la GLI : 3 alternatives 2026
  8. 08Erreurs courantes à éviter côté bailleur
  9. 09Vous, bailleur : comment sécuriser votre choix
  10. 10Information éditeur
Garantie Loyer Impayé

Conditions d'éligibilité locataire pour la GLI 2026

Conditions d'éligibilité locataire GLI 2026 : règle des 33%, CDI, ancienneté, garants, Loi Boutin, pièces à fournir et alternatives si refus.

Vincent Marchand
Vincent Marchand Gestion locative
Publié le 18 mai 2026 · 10 min de lecture
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TL;DR

Pour qu’un locataire soit éligible à la GLI en 2026, il doit cocher trois cases : un taux d’effort maximum de 33% (revenus nets représentant 2,85 à 3 fois le loyer charges comprises), une situation professionnelle stable (CDI hors période d’essai, fonctionnaire titulaire, retraité, ou indépendant avec 2 ans d’ancienneté), et un dossier complet conforme à la liste encadrée par la Loi ALUR. Important pour le bailleur : la Loi Boutin de 2009 interdit le cumul GLI + caution simple par personne physique, sauf pour les locataires étudiants ou apprentis. Si le profil est refusé, la garantie Visale d’Action Logement constitue une alternative gratuite pour certains profils.

Règle des 33%, le pilier de l’éligibilité GLI

La règle des 33% (parfois appelée « taux d’effort ») est la grille de lecture commune à tous les assureurs GLI en 2026. Le principe est simple : vos revenus nets mensuels doivent représenter au moins 2,85 à 3 fois le montant du loyer charges comprises. Concrètement, pour un loyer de 900 euros charges comprises, le locataire doit justifier d’environ 2 700 euros nets par mois.

Cette règle n’est pas inscrite dans la loi : elle relève des conditions générales de chaque contrat d’assurance. Les pratiques varient légèrement : Smartloc applique strictement 3 fois le loyer, Solly Azar accepte 2,85 fois, Macif accepte 2,85 à 3 fois selon le profil, GLI Vials peut monter à 2,7 fois avec un garant solide. Certains contrats acceptent un taux d’effort jusqu’à 38% pour des fonctionnaires titulaires ou des CDI très anciens (plus de 5 ans dans la même entreprise).

Quels revenus sont pris en compte

Sont retenus en règle générale par les assureurs : le salaire net imposable (CDI, CDD long), les revenus d’activité indépendante (BIC/BNC sur avis d’imposition), les pensions de retraite, les pensions d’invalidité, les pensions alimentaires versées par décision de justice, les revenus locatifs déclarés. Sont parfois pris en compte sous conditions : les allocations familiales (CAF), l’APL (allocation logement). Sont exclus : les revenus non déclarés, les aides ponctuelles, les revenus d’épargne (non récurrents).

Cas du co-titulaire et de la colocation

En colocation classique avec bail unique solidaire, les revenus des co-titulaires se cumulent pour évaluer le taux d’effort global. En colocation avec baux séparés (de plus en plus fréquente depuis la Loi ALUR de 2014), chaque colocataire est évalué individuellement sur sa quote-part de loyer. L’assureur peut alors couvrir un seul colocataire et refuser l’autre.

Statut professionnel : CDI, CDD, intérim, retraité, étudiant

Le statut professionnel est le deuxième pilier de l’éligibilité. Les assureurs GLI classent les profils par niveau de risque perçu.

CDI hors période d’essai. Profil de référence. Tous les assureurs l’acceptent, généralement avec une ancienneté minimum de 3 à 6 mois.

CDD long. Accepté si le CDD couvre au moins la durée minimum du bail (3 ans en location vide, 1 an en meublé), ou si plusieurs CDD consécutifs dans la même branche professionnelle montrent une trajectoire stable. Les CDD courts isolés (moins de 8 mois sans renouvellement programmé) sont généralement refusés.

Intérim. Accepté sous conditions : au moins 8 mois d’activité sur les 12 derniers mois, missions régulières documentées, parfois 18 mois d’ancienneté avec la même agence d’intérim. C’est un profil à risque modéré pour les assureurs.

Fonctionnaire titulaire. Profil très favorable. L’ancienneté n’est généralement pas exigée, car la sécurité de l’emploi est totale. Le contrat de stagiaire en pré-titularisation est accepté avec ancienneté.

Retraité. Profil très favorable. Les pensions sont des revenus stables et pérennes. Justification par les bulletins de pension (régime général + complémentaire). La règle des 33% s’applique.

Indépendant / freelance / auto-entrepreneur. Profil exigeant. Les assureurs demandent 2 derniers avis d’imposition stables (parfois 3), 2 derniers bilans comptables pour BIC/BNC, et idéalement une attestation d’expert-comptable. Le revenu retenu est en général le revenu net moyen sur 2 ans (lissage pour gommer les variations). Pour les auto-entrepreneurs, comptez 2 ans d’ancienneté d’activité avec chiffre d’affaires régulier.

Étudiant et apprenti. Profil spécifique. Les assureurs GLI couvrent rarement les étudiants sans garant. C’est précisément pour ce cas que la Loi Boutin de 2009 a prévu une exception au principe de non-cumul GLI + caution (voir plus bas). En pratique, étudiants et apprentis présentent souvent une caution parentale, et l’assureur l’accepte en plus de la GLI.

Ancienneté du contrat de travail : 3 à 6 mois, parfois plus

L’ancienneté exigée varie selon les assureurs et le statut. Standards observés sur le marché 2026 :

  • CDI : 3 mois minimum chez la plupart des assureurs, 6 mois chez les plus stricts.
  • Fonctionnaire titulaire : aucune ancienneté exigée.
  • CDD : durée résiduelle au moins égale à la durée du bail.
  • Intérim : 8 à 18 mois d’activité régulière.
  • Indépendant : 2 ans (2 avis d’imposition complets).
  • Période d’essai : généralement non couverte. Vous devez attendre la fin de la période d’essai pour activer la GLI sur ce bail.

L’ancienneté se justifie par : le contrat de travail, l’attestation employeur (datée de moins de 30 jours), les 3 derniers bulletins de salaire. Pour les indépendants : extrait Kbis ou avis SIRENE et avis d’imposition.

Garants et co-locataires : règles 2026

La question du garant est centrale en France : elle est culturellement la première solution proposée par les familles. Mais la mécanique légale est précise.

La Loi Boutin 2009 : interdiction du cumul GLI + caution simple

Le sujet le plus mal compris par les bailleurs. La Loi Boutin n° 2009-323 du 25 mars 20091 a modifié l’article 22-1 de la Loi 89-462 du 6 juillet 1989 pour interdire au bailleur de cumuler, sur un même bail, une garantie loyers impayés assurantielle (GLI) avec un cautionnement souscrit par une personne physique au sens de l’article 2293 du Code civil2.

Concrètement, si vous avez souscrit une GLI sur votre bail, vous ne pouvez pas en plus demander la caution solidaire d’un parent ou d’un proche du locataire. Le cautionnement serait nul de plein droit.

Exception explicite : étudiants et apprentis. Le même article 22-1 prévoit une dérogation limitative. Lorsque le locataire est étudiant ou apprenti, le bailleur peut cumuler GLI et caution par personne physique. C’est une exception sociale, justifiée par le fait que les étudiants n’ont structurellement pas la solvabilité requise par les contrats GLI.

Personne morale exclue de l’interdiction. L’interdiction de cumul ne vise que les cautions par personne physique. Un cautionnement par une personne morale (employeur, organisme social, garant payant type Garantme ou SmartGarant) reste compatible avec une GLI, mais cela relève rarement de la pratique du bailleur particulier.

Caractéristiques requises du garant lorsque la caution est autorisée

Quand la caution est autorisée (étudiant/apprenti, ou bail sans GLI), le garant doit lui-même remplir les critères de solvabilité, généralement en miroir : revenus nets représentant 3 à 4 fois le loyer (car le garant a déjà ses propres charges), CDI ou fonctionnaire ou retraité, dossier complet identique à celui du locataire.

Co-locataires

En colocation avec bail unique et clause de solidarité (le cas le plus fréquent), tous les co-titulaires sont solidairement responsables du paiement. L’assureur évalue globalement les revenus cumulés des colocataires. La Loi ALUR de 20143 a aussi consacré la colocation avec baux séparés : chaque colocataire signe son bail individuel pour sa chambre privative, et l’assureur évalue chacun séparément.

Pièces justificatives à fournir : liste 2026

La liste des pièces que le bailleur (ou l’assureur GLI mandataire) peut exiger du locataire est strictement encadrée depuis la Loi ALUR de 20143 et son décret d’application 2015-1437. Toute pièce hors liste est interdite, sous peine d’amende administrative.

Pièce d’identité. Carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire ou titre de séjour pour les étrangers (un seul document).

Justificatif de domicile actuel. 3 dernières quittances de loyer (locataire en place), attestation d’hébergement (chez un tiers), avis de taxe foncière (propriétaire en place), attestation de l’hôtelier social.

Justificatif de situation professionnelle. Contrat de travail ou attestation employeur (datée de moins de 30 jours). Pour les indépendants : extrait Kbis ou avis SIRENE, carte professionnelle, copie certifiée des 2 derniers bilans.

Justificatifs de ressources. 3 derniers bulletins de salaire (ou attestation Pôle emploi), 2 derniers avis d’imposition (avis complets, pas seulement le détail des revenus), justificatif de pension (retraite, invalidité), attestation de bourse étudiante.

À NE JAMAIS demander. La liste des pièces interdites est limitative : photo d’identité (sauf pièce d’identité), copie du contrat de mariage ou de PACS, extrait de casier judiciaire, autorisation de prélèvement automatique, chèque de réservation du logement, attestation d’absence de crédit en cours, copie du jugement de divorce, dossier médical, attestation de bonne tenue de compte bancaire de plus de 3 mois, et tout document touchant à la vie privée. L’INC4 et l’ANIL5 mettent à disposition la liste complète actualisée.

Refus du locataire par la GLI : 3 alternatives 2026

Le refus d’un locataire par l’assureur GLI n’est pas une fatalité. Trois options principales en 2026.

1. Basculer sur la garantie Visale d’Action Logement. Visale est une caution publique gratuite, accessible à certains profils : jeunes de moins de 30 ans (y compris en CDI), salariés en mobilité professionnelle, alternants, intermittents du spectacle, salariés précaires en CDD ou intérim sous conditions. Le bailleur doit obtenir le visa Action Logement avant la signature du bail. La garantie couvre les loyers impayés et certaines dégradations. Voir le service public6.

2. Demander une caution solidaire par un tiers. À condition que vous renonciez à la GLI sur ce bail (sauf cas étudiant/apprenti). Le garant doit présenter un dossier solvable.

3. Recourir à un garant payant. Plusieurs services privés (Garantme, SmartGarant, etc.) se portent caution moyennant une cotisation versée par le locataire. Juridiquement, ils peuvent fonctionner soit comme personne morale (cumulable avec GLI), soit comme intermédiaire d’assurance. Vérifiez le statut exact du service avant de l’accepter.

Erreurs courantes à éviter côté bailleur

Quelques pièges que je vois régulièrement chez les propriétaires bailleurs particuliers :

  • Exiger des pièces interdites. Demander un casier judiciaire ou un dossier médical expose à une amende administrative (3 000 euros pour un particulier, 15 000 euros pour une personne morale).
  • Cumuler GLI + caution parentale hors cas étudiant. Le cautionnement est nul. En cas d’impayé, vous ne pourrez pas l’activer.
  • Confondre taux d’effort GLI et taux d’endettement bancaire. Le 33% GLI vise le loyer charges comprises. Le 35% endettement HCSF vise toutes les charges de crédit. Ce sont deux mesures distinctes.
  • Refuser un dossier pour absence de garant. Légalement, le bailleur peut imposer un garant uniquement s’il n’a pas souscrit de GLI sur le bail. À l’inverse, exiger l’absence de GLI pour conserver le droit à caution est une stratégie qui se discute selon le profil locataire.

Vous, bailleur : comment sécuriser votre choix

Si vous projetez d’investir dans le locatif, le financement et la sécurisation du bien vont de pair. Voir notre partenaire crédit immo pour investissement locatif sécurisé pour la partie financement, puis revenez à la couche assurance GLI.

Pour aller plus loin sur la GLI :

Information éditeur

Ce site est un guide d’information indépendant édité par un expert en gestion locative. Il n’est pas immatriculé à l’ORIAS et n’exerce ni l’intermédiation en assurance ni le courtage : aucune souscription ne se fait depuis ce site, aucune commission n’est perçue sur les contrats GLI. Pour souscrire, adressez-vous directement à un assureur ou à un courtier IAS immatriculé. Cet article a une vocation informative générale et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé : pour vos démarches (bail, contentieux, expulsion), consultez un avocat en droit immobilier, une ADIL ou un huissier de justice.

Footnotes

  1. Loi n° 2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion (Loi Boutin), modifiant l’article 22-1 de la Loi 89-462. Légifrance, JORFTEXT000020438861.

  2. Code civil, article 2293, version en vigueur au 1er janvier 2022. Légifrance, LEGIARTI000044071244.

  3. Loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Loi ALUR). Légifrance, JORFTEXT000028772256. 2

  4. Institut national de la consommation (INC), fiches consommation logement et assurances.

  5. ANIL, Agence nationale pour l’information sur le logement, fiche garantie loyers impayés et contrat type.

  6. service-public.fr, Garantie Visale d’Action Logement (caution gratuite locataire impayés et dégradations).

Questions fréquentes

Quel revenu minimum pour être éligible à la GLI ?
La règle la plus répandue chez les assureurs GLI en 2026 reste la règle des 33% : vos revenus nets mensuels doivent représenter au moins 2,85 à 3 fois le loyer charges comprises. Pour un loyer de 900 euros charges comprises, comptez environ 2 700 euros nets minimum. Certains contrats acceptent un taux d'effort jusqu'à 38% si la situation professionnelle est très stable.
Un locataire en CDD peut-il être accepté en GLI ?
Oui, mais sous conditions. La plupart des assureurs exigent un CDD couvrant au moins toute la durée du bail (3 ans en location vide) ou un CDD avec ancienneté significative dans la même branche, voire un cumul avec un garant éligible. Les CDD courts de moins de 8 mois sans renouvellement programmé sont généralement refusés.
Quelle ancienneté de contrat de travail demande-t-on au locataire ?
L'ancienneté standard exigée se situe entre 3 et 6 mois en CDI hors période d'essai, selon les assureurs. Smartloc, Solly Azar, GLI Vials et Macif demandent généralement 3 à 6 mois. Pour un fonctionnaire titulaire, l'ancienneté n'est pas un critère. Pour un indépendant, on demande 2 ans de bilans (régime BIC/BNC) ou 2 avis d'imposition cohérents.
Un étudiant ou un apprenti peut-il être locataire d'un bien couvert par une GLI ?
Oui, et c'est même la seule exception légale au cumul GLI + caution simple. La Loi Boutin de 2009 (article 22-1 de la Loi 89-462) autorise explicitement le cumul d'une GLI avec un cautionnement par personne physique lorsque le locataire est étudiant ou apprenti. Concrètement, vous pouvez avoir une GLI sur le bail et demander en parallèle la caution des parents. Pour les non-étudiants, ce cumul est interdit.
Le retraité est-il éligible à la GLI ?
Oui. Le retraité justifie sa solvabilité par ses bulletins de pension (régime général, complémentaire, ex-fonction publique). La règle des 33% s'applique de la même manière. Comme les pensions sont stables et pérennes, ce profil est généralement bien accepté par les assureurs GLI.
Que faire si mon locataire est refusé par la GLI ?
Trois options principales : (1) basculer sur la garantie Visale d'Action Logement, gratuite, qui couvre une partie des profils refusés par les GLI privées (jeunes de moins de 30 ans, salariés en mobilité, intermittents) ; (2) demander une caution solidaire par un proche solvable ; (3) ajuster le bail (colocation avec un co-titulaire éligible, garant via service privé). Voir notre article dédié au refus.
Quels documents le locataire doit-il fournir pour la GLI ?
Le dossier standard comprend : pièce d'identité, 3 derniers bulletins de salaire, contrat de travail, 2 derniers avis d'imposition, justificatif de domicile, et selon les cas, attestation employeur, 3 dernières quittances de loyer. La Loi ALUR 2014 (décret 2015-1437) a strictement encadré la liste des pièces que vous pouvez exiger. Tout document hors liste est interdit.
Peut-on cumuler GLI et caution solidaire d'un parent ?
Non, sauf si le locataire est étudiant ou apprenti. La Loi Boutin de 2009 a inséré dans l'article 22-1 de la Loi 89-462 une interdiction de cumul d'une GLI avec un cautionnement souscrit par une personne physique (article 2293 du Code civil pour la définition du cautionnement). L'exception étudiant/apprenti est explicite et limitative.
Le locataire indépendant ou freelance est-il éligible ?
Oui, mais le dossier est plus lourd. Les assureurs demandent 2 avis d'imposition stables, 2 derniers bilans comptables, parfois une attestation d'expert-comptable. Le revenu pris en compte est généralement le revenu net moyen sur 2 ans (lissage). Auto-entrepreneurs : 2 ans d'ancienneté minimum sur l'activité avec chiffre d'affaires régulier.

Comment cet article a été vérifié

  • 9 sources officielles citées (service-public.fr, Légifrance, ANIL, Action Logement, impots.gouv.fr, UNPI, DGCCRF).
  • Rédigé par Vincent Marchand, expert en gestion locative et ancien agent immobilier, administrateur de biens indépendant depuis 2018.
  • Dernière revue éditoriale : 18 mai 2026. Mises à jour chiffrées en continu (tarifs GLI, plafonds Visale, conventions assureurs, jurisprudence locative).
  • Aucun lien d'affiliation déguisé, aucune recommandation personnalisée (ce n'est pas un conseil juridique personnalisé). Pour vos démarches, consultez un avocat en droit immobilier ou un huissier de justice. Lire notre politique éditoriale.
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